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Les Samedis/

Sourdure

  • 15h00samedi 22 Mai 2021

la Scène nationale d'Orléans

Musiques traditionnelles

Un temps suspendu lors de la saison 2019/20, l’aventure des Samedis reprend avec une proposition qui donnera une large place aux musiques du monde, tout en restant fidèle aux esthétiques qui firent les belles heures des Samedis du jazz, en partenariat avec l’Association O’Jazz. Les Samedis « nouvelle formule » englobent autant les musiques traditionnelles et savantes que les musiques des scènes émergentes, entre héritages culturels et tendances actuelles : l’occasion d’un voyage musical, cap sur l’Argentine, le Kurdistan et le Massif central. Nous écouterons également les concerts des lauréats Jazz Migration, dispositif d’accompagnement de jeunes musiciens de jazz, mais aussi les reports de ceux qui étaient prévus pour Jazz or jazz 2020. Cette proposition est complétée par trois concerts prévus par la Ville d’Orléans pour Jazz à l’Évêché.



Découvrez le clip l'Entendu par Sourdure



Les Samedis. Ernest Bergez compose et réactualise des morceaux électro-acoustiques inspirés du répertoire traditionnel occitan.

Derrière le nom Sourdure se cache Ernest Bergez, bidouilleur, multi-instrumentiste et musicien. Une sorte de savant-fou, prêt à faire jaillir de son bordel organisé fait de machines, de câbles enlacés et, d'un violon et d'une cabrette, une musique hybride de transe, enracinée dans les traditions du Massif-Central et les sonorités électroniques. À travers les câbles, les chansons se réécrivent au gré des interprétations. Ainsi se dévoile une musique éternelle, naissante mais volontairement séculaire, qui se joue des habitudes et des superflus. Familière mais étrange. Volontairement ambiguë donc, elle dévoile ses ritournelles en trompe l’œil, pour mieux voyager sur un fil électrique. Réinventer la tradition : en France, la tâche est grande. Redonner aux folklores, ces témoins du grand laboratoire des peuples, la place qui leur revient, Ernest Bergez s’y attelle depuis quelques années déjà, avec une belle sincérité, après avoir découvert le trésor qui gisait là, à ses pieds. Les mêmes pieds qui se mettront ensuite à battre la mesure pour appuyer, à travers chants, les étincelles du violon. On y écoute le souffle des capteurs et des bandes magnétiques, dans une fragilité érigée en savoir-faire. Comme pour mieux raconter les soubresauts de la mémoire, et dessiner de nouveaux imaginaires… L’histoire d’un apprentissage en somme, d’un saut dans le vide, d’une Espròva. Car depuis l’Auvergne, l’aventure Sourdure propose finalement de colmater la brèche toujours béante, ouverte à la faveur d’une hégémonie culturelle, entre les mondes savants et populaires. Sans se donner des airs de grands soirs, non, mais plutôt en révélant patiemment ce que l’expérience du quotidien offre de plus atemporel.



Sourdure
Voix, violon, électronique, podorythmie Ernest Bergez



Samedi 22 mai 15h − Hall du Théâtre
Gratuit
Durée 1h environ


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